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La Libye s’engage dans l’ère industrielle
Malgré la prépondérance anglo-saxonne, la place qu’occupera la culture française dépendra de l’évolution des relations entre les deux pays
par Pierre Lafrance
La Libye compte parmi les rares pays d’Afrique dont l’espoir d’accéder à un plus haut niveau de culture n’a rien à devoir aux rêves ni aux mythes. La richesse d’un Etat soucieux de créer une élite autochtone solide y rend aisé l’essor de la scolarisation et des activités culturelles. Celles-ci, dès le lendemain des premières découvertes d’hydrocarbures, commencèrent à s’y développer d’une manière parfois un peu décevante parce que artificielle et hâtive, mais que les autorités responsables s’efforcent de rendre de plus en plus rationnelle.
On peut dès lors se demander quelle est et quelle pourra être la part de la culture française dans cette vie intellectuelle qui, peu à peu, se libère du double engourdissement de la pauvreté et de la dépendance. Certains faits militeraient d’ailleurs en faveur d’une réponse optimiste. La Libye ne comprend-elle pas le Fezzan, région où le français se parle encore à l’occasion ? N’est-elle pas appelée à trouver avec ses deux voisins arabes, la Tunisie et l’Egypte, une affinité supplémentaire dans un goût commun pour notre langue et nos auteurs ? Pour diverses raisons d’ordre historique, la réalité a pu paraître toutefois démentir de tels espoirs.
A la fin du XIXe siècle, l’écrivain et voyageur tunisien El Hachaichi observait que les langues étrangères parlées par la population de la région de Tripoli étaient l’anglais au sein des classes dirigeantes, l’italien dans le peuple. Cette situation n’a que peu évolué jusqu’à nos jours. Elle s’expliquait alors par la vocation commerciale de cette région d’Afrique dont les villes côtières sont à faible distance des carrefours caravaniers. Aux relations anciennes de la Libye avec les républiques marchandes et les grands ports italiens, s’ajoutait au temps de la reine Victoria l’intérêt qu’elle inspirait aux négociants anglais, dont l’accès au Sahel saharien, à son ivoire, à ses acheteurs d’armes était encore malaisé en cette période de création de l’Empire britannique d’Afrique. La France, quant à elle, éveillait en Libye la méfiance : toutes ses tentatives de pénétration, fussent-elles limitées aux missions religieuses, voire à de simples expéditions géographiques ou archéologiques, étaient considérées comme autant de préludes à des entreprises coloniales. N’étendait-elle pas son emprise aux principaux pays voisins de la Libye, Egypte exceptée ? L’affaire de Ghadamès, oasis libyenne sur laquelle notre pays aurait proclamé sa souveraineté n’étaient les protestations turques soutenues par Londres, aggrava les préventions à son égard.
Enfin, le colonisateur italien, implanté dans le pays dès 1911, ne fut évidemment pas favorable à une pénétration culturelle française et s’efforça, surtout à l’époque fasciste, d’accentuer l’étanchéité de la frontière séparant la Libye de ses voisins maghrébins soumis quant à eux à notre influence.
Il ne put toutefois empêcher l’émigration en Tunisie de quelques centaines de Libyens, nationalistes pour la plupart, dont les enfants fréquentèrent naturellement nos écoles, voire nos lycées.
A l’issue de la seconde guerre mondiale, la France fut amenée à réclamer pour elle-même la tutelle du Fezzan et à défendre, contre certains projets soviétiques ou britanniques, le maintien d’une présence italienne en Tripolitaine. Cette attitude nous valut à tort ou à raison un regain du discrédit dont nous avions souffert dans ce pays et que venait d’effacer pourtant, en grande partie, notre réconciliation avec la confrérie Senoussi au Tchad et la fraternité d’armes unissant les commandos libyens aux troupes des généraux Leclerc et Koenig.
Notre présence au Fezzan fut cependant, de 1945 à 1952, l’occasion d’introduire dans cette région saharienne notre culture et notre langue. Trois ou quatre écoles primaires y furent ouvertes, qui permirent d’enseigner le français à environ cinq cents jeunes Fezzanais.
La situation privilégiée de l’anglais
Mais parallèlement, et beaucoup plus vite, se développait dans le pays l’influence de l’anglais, langue dont l’administration de tutelle rendit l’usage courant et dont la situation privilégiée fut confirmée quand, en 1962, soit dix ans après la proclamation de la souveraineté libyenne, les compagnies pétrolières américaines commencèrent, grâce à leurs fabuleuses découvertes, à drainer vers elles l’essentiel de l’activité économique du pays. Le Fezzan, dépeuplé par l’agonie du commerce caravanier et par l’attirance des villes côtières, ressembla de plus en plus à un îlot résiduel où l’usage du français, que rien n’encourageait plus, devenait un simple vestige.
Il restait cependant à l’action culturelle française un certain nombre d’atouts qui ne furent pas négligés. En quittant leur région d’origine pour Tripoli ou Benghazi, les Fezzanais allaient en effet y accroître le nombre des Libyens francophones, dont certains venaient de regagner leur pays après un long exil en Tunisie. Ces derniers, que l’on peut évaluer à environ deux milliers sur une population totale d’environ un million et demi d’habitants, contribuèrent à former, aux côtés des Tunisiens, des Libanais, des Marocains et plus généralement des quelques étrangers éprouvant quelque intérêt pour notre pays, la clientèle de notre Centre culturel de Tripoli. Celui-ci distribue ainsi, depuis 1955, une moyenne annuelle de trois mille cinq cents livres à titre de prêt, et ouvre chaque automne des cours de langue française, où deux ou trois cents élèves s’initient à notre langue ou s’y perfectionnent. Par ailleurs, était créée, en 1956 à Tripoli, l’Ecole primaire franco-libyenne. Ses effectifs ont progressé de soixante-dix-huit élèves lors de sa création, à 349 cette année. Les enfants libyens et français y sont actuellement en nombre égal, soit soixante-huit élèves, le reste de l’effectif étant constitué par des ressortissants d’autres nationalités.
En outre, et fort heureusement, l’intérêt porté à notre vie intellectuelle se manifestait également hors du vase clos des minorités. La publication en arabe d’œuvres de nos écrivains, de nos philosophes et surtout de nos juristes, éveilla le goût de notre culture, car, chose rare dans les pays du tiers monde, la langue nationale reste en Libye la voie d’accès naturelle à l’enrichissement de l’esprit. C’est ainsi que des traductions arabes consacrèrent la célébrité de Jean-Paul Sartre et de Simone de Beauvoir, périodiquement cités par la presse la plus officielle de ce pays pourtant réputé conservateur. Quant à nos études juridiques, elles suscitèrent assez d’intérêt pour qu’à la faculté de droit de Benghazi, certains cours de troisième année soient donnés en français. Notre langue, d’ailleurs enseignée comme seconde langue obligatoire dans les lycées libyens, vient en fait au troisième rang, compte tenu de la présence d’importants lycées italiens dans l’enseignement secondaire. Des quelque six mille bacheliers accédant chaque année dans ce pays à l’Université, quatre mille environ ont ainsi du français une première teinte.
Enfin, en ce pays de vieille tradition commerçante, l’apparition sur le marché de produits français de bonne qualité et de prix raisonnables accrut curieusement le prestige de notre culture. Les hommes d’affaires libyens, en effet, semblent de plus en plus persuadés du profit qu’ils peuvent retirer de séjours à Paris et de relations solides avec nos entreprises industrielles et commerciales ; aussi songent-ils à acquérir, par les méthodes les plus rapides, les notions de français qui leur font défaut et de toute manière à donner à leurs enfants un bon début d’instruction en notre langue.
Ces dernières années, l’intérêt que nous inspirons s’est exprimé en maintes occasions. Des films français de plus en plus nombreux furent projetés en version originale dans les salles libyennes, et souvent avec un succès considérable ; tel fut le cas de Paris brûle-t-il ? Une école primaire française, sous forme de classe unique, s’ouvrit à Benghazi pour répondre à la fois aux besoins de notre petite colonie de Cyrénaïque, mais aussi à la demande de familles libyennes. A Tripoli, l’école de la mission laïque française s’adjoignit, pour des raisons analogues, une classe de sixième et prit ainsi le titre de « CEG dispersé ». Enfin, et ce fut là peut-être un signe particulièrement évident, de cette évolution favorable, le gouvernement libyen a, en 1966, demandé au nôtre de mettre à sa disposition quelques professeurs de français. Cette demande fut satisfaite, et pendant l’année scolaire qui vient de s’achever douze d’entre nos compatriotes ont appliqué les méthodes directes dans les lycées des principales villes de Libye. En ce qui concerne enfin l’enseignement supérieur, un cours de français est assuré cette année à la faculté de droit par deux professeurs belges, tandis qu’une quinzaine de boursiers et de stagiaires libyens ont été envoyés en France, où, après six mois de préparation linguistique accélérée, ils s’initient à diverses disciplines, telles que l’administration publique, la chimie, l’art dramatique, l’électronique, les lettres pures. La faculté libyenne de pédagogie forme en outre, à Tripoli, une vingtaine de futurs professeurs de français placés sous l’autorité d’une de nos compatriotes, universitaire détachée dans ce pays sous l’égide de l’Unesco. Douze d’entre ces étudiants ont été accueillis l’an dernier à la Maison des jeunes de Saint-Malo, pendant un mois.
Cent cinquante nouveaux postes de professeurs
Tellle était donc la situation pendant l’hiver dernier, quand le mouvement qui portait les Libyens vers la France a paru s’accélérer. Est-ce parce que l’amitié portée à notre pays pour des motifs d’ordre politique a fait prendre conscience de toutes les raisons que la Libye pouvait avoir de s’ouvrir à notre culture ? Les autorités de ce pays ont, en tout cas, décidé que dès la prochaine rentrée l’étude de notre langue, qui ne commençait jusqu’ici qu’en troisième année du cycle secondaire, serait obligatoire à partir de la sixième. L’anglais, certes, sera enseigné au cours des dernières années du cycle primaire, mais le français semble en passe de prendre la seconde place.
Désireux en outre de développer la coopération amorcée cette année avec notre pays, le ministère libyen de l’enseignement souhaite notre aide pour créer cent cinquante nouveaux postes de professeurs de français. Déjà, une centaine de candidatures lui ont été soumises par la direction générale des affaires culturelles du ministère des affaires étrangères. Il est prévu, par ailleurs, en accord avec les autorités du pays, d’ouvrir chaque année un nombre de plus en plus important de classes secondaires à l’école franco-libyenne, de manière à la transformer rapidement en un véritable CEG, puis en un lycée mixte dont l’administration et les cours resteraient placés sous la responsabilité de la mission laïque.
La culture française semble donc en net progrès en Libye. Son avenir dépend en grande partie des aperçus qu’elle saura donner d’elle-même à ceux qui n’y sont pas encore initiés. Là s’impose peut-être de notre part une meilleure utilisation de l’arabe. Les traductions d’œuvres françaises en cette langue sont assez nombreuses, mais nous gagnerions certainement à les voir se multiplier dans les librairies de Tripoli et de Benghazi. La Revue arabe de Paris, excellente publication, suspendue hélas vers 1964, connaîtrait ici un succès certain. Nombreux sont d’ailleurs les Libyens cultivés qui souhaitent qu’elle puisse revoir le jour. Les émissions de l’ORTF en arabe, rares et difficilement captées, mériteraient d’être développées. Il serait urgent enfin que l’agence France-Presse se mette promptement en mesure d’émettre en cette langue à l’intention des pays qui, telle la Libye, sont intéressés par l’importante source d’information que constitue notre agence de presse.
Si l’histoire récente de ce pays montre que le rayonnement d’une civilisation étrangère peut être retardé ou favorisé par des circonstances économiques ou politiques, une réflexion sur la situation présente nous fait toucher du doigt l’un des éléments les plus décisifs de toute action culturelle, et qui est l’échange. Dans la mesure où la France saura donc suffisamment s’initier à la culture arabe pour pouvoir présenter d’elle-même à des pays tels que la Libye une image plus familière, l’intérêt qui nous sera porté s’y développera d’autant plus vite.
Pierre Lafrance
القذافي
القذافي ( Kadhafi )
نشر الكتاب عام 2021 ، 506 صفحة ، المؤلف Vincent Hugeux فينسينت هوجو ـ يكتب في التوطئة : ” الحقائق ، الأفعال ، الأطروحات ، الخطب ، الكتابات ، الأهواء ، التخيلات ، الحسابات ، التحولات ، التي تمت غربلتها من خلال الأرشيف ، وأيضاً شهادات من الذين أحبوا أو كرهوا العقيد الناري ، سلسلة من المفارقات المذهلة.
بعد مرور عشر سنوات على مقتله ، لا يزال معمر القذافي يثير الجدل ، فيسحر البعض ويثير اشمئزاز البعض الآخر ، من مولده الغامض إلى وفاته على طريقة دانتي ، هذه قصة صعود وسقوط أبن راعي بدوي مفتون بالزعيم المصري ناصر ، أصبح بدوره نبيًا عربيًا ، ومؤسس ” نظرية عالمية” إسلامية اشتراكية ، و” ملك ملوك أفريقيا”.
" كان بقاء القذافي حيًا لغزًا. أما وفاته فلا تزال لغزًا ". في 20 أكتوبر 2011، توفي القذافي في ظروف وحشية. يقول فينسنت هوجو، وهو مراسل بارز في صحيفة "ليكسبريس": " إن هذا الأخير لا يؤمن بثورة 2011 ، ويظن أن شعبه يحبه ". ورغم إسرافه ، تمكن من السيطرة على بلد مجزأ بشدة بقبضة من حديد لمدة 42 عاما.
صورة كاملة يرسمها قلم استثنائي لأحد أكثر الشخصيات إرباكًا وإثارة للجدل في القرن الماضي.
تتطلع الجمعية لترجمة الكتاب الى العربية بالتعاون مع وزارة الثقافة والتنمية المعرفية طرابلس
الدولة والقبيلة في العالم العربي
( État et tribu dans le monde arabe, deux systèmes pour une seule société )
" الدولة والقبيلة في العالم العربي " تأليف الدكتور ، زيدان محمد ، من إصدارات دار لارماتان عام 2007 ، 400 صفحة ، يتناول الكتاب آلية السلطة في المجتمعات العربية المعاصرة ، دون إغفال دور الدين الذي يشكّل مع القبيلة والدولة أقطاب التأثير الثلاثة داخل المجتمع ، دراسة تسلط الضوء على العلاقة بين القطبين الأخيرين من خلال اعتبارها أحد العوامل المفسرة للوضع الراهن للمجتمعات العربية. ويبدو أن هناك نظامين محتملين : إما أن تكون الدولة قبلية ، أو أن تكون القبيلة قومية.
ولفهم العلاقة بين القبيلة والدولة في العالم العربي، يتبنى هذا العمل مقاربة اجتماعية سياسية للمجتمع العربي قبل أن يقوم بدراسة القبيلة كظاهرة طبيعية والدولة كظاهرة مستوردة - وذلك لكي يتمكن من تحليل العناصر المبتكرة أو المتكررة في العلاقة بين الدولة والقبيلة على المستويات السياسية والاقتصادية والاجتماعية والثقافية - وينتهي بدراسة فرضيتين محتملتين : إضفاء الصبغة القبلية على الدولة ، أو تأميم القبيلة.
تتطلع الجمعية لترجمة الكتاب الى العربية بالتعاون مع وزارة الثقافة والتنمية المعرفية طرابلس
في قلب ليبيا القذافي
( Au cœur de la Libye de Kadhafi )
الكاتب باتريك حاييم زاده ، Patrick HAIMZADEH ، في التوطئة : ماذا نعرف حقا عن ليبيا ؟ ما الذي يكمن وراء شخصية العقيد القذافي الغريبة الأطوار والمصابة بجنون العظمة ؟ في محاولة لفهم جذور الحرب الأهلية وقضاياها بشكل أفضل ، وكيف استطاع هذا النظام الصمود لأكثر من أربعين عامًا ، يقدم لنا باتريك حايم زاده ، أحد أبرز الخبراء في الشأن الليبي ، صورة واضحة وشاملة عن هذا البلد.
يتناول الكتاب ايضا التاريخ ، من الفتوحات الفينيقية إلى ليبيا الحالية ، بما في ذلك الاحتلال الإيطالي ، كما يتناول الجغرافيا البشرية ، حيث نتعلم أن هذه المنطقة كانت دائمًا بمثابة واجهة بين المغرب والمشرق ، وكذلك الثقافة.
يستند هذا العمل إلى العديد من المقابلات التي أجريت في السنوات الأخيرة مع ليبيين من مختلف مناحي الحياة ، فضلاً عن العمل الميداني والثقة المكتسبة من خلال الصداقات المستمرة.
لذلك يدعونا المؤلف إلى رحلة أدبية وجسدية تتضمن عديد اللقاءات الميدانية.
ليبيا هي قبل كل شيء شعب غالبيته العظمى ليس لديها أي طموح آخر سوى العيش بكرامة وسلام .
تتطلع الجمعية لترجمة الكتاب بالتعاون مع وزارة الثقافة والتنمية المعرفي











































