الاثنين، 7 أبريل 2025
La Libye s’engage dans l’ère industrielle
Malgré la prépondérance anglo-saxonne, la place qu’occupera la culture française dépendra de l’évolution des relations entre les deux pays
par Pierre Lafrance
La Libye compte parmi les rares pays d’Afrique dont l’espoir d’accéder à un plus haut niveau de culture n’a rien à devoir aux rêves ni aux mythes. La richesse d’un Etat soucieux de créer une élite autochtone solide y rend aisé l’essor de la scolarisation et des activités culturelles. Celles-ci, dès le lendemain des premières découvertes d’hydrocarbures, commencèrent à s’y développer d’une manière parfois un peu décevante parce que artificielle et hâtive, mais que les autorités responsables s’efforcent de rendre de plus en plus rationnelle.
On peut dès lors se demander quelle est et quelle pourra être la part de la culture française dans cette vie intellectuelle qui, peu à peu, se libère du double engourdissement de la pauvreté et de la dépendance. Certains faits militeraient d’ailleurs en faveur d’une réponse optimiste. La Libye ne comprend-elle pas le Fezzan, région où le français se parle encore à l’occasion ? N’est-elle pas appelée à trouver avec ses deux voisins arabes, la Tunisie et l’Egypte, une affinité supplémentaire dans un goût commun pour notre langue et nos auteurs ? Pour diverses raisons d’ordre historique, la réalité a pu paraître toutefois démentir de tels espoirs.
A la fin du XIXe siècle, l’écrivain et voyageur tunisien El Hachaichi observait que les langues étrangères parlées par la population de la région de Tripoli étaient l’anglais au sein des classes dirigeantes, l’italien dans le peuple. Cette situation n’a que peu évolué jusqu’à nos jours. Elle s’expliquait alors par la vocation commerciale de cette région d’Afrique dont les villes côtières sont à faible distance des carrefours caravaniers. Aux relations anciennes de la Libye avec les républiques marchandes et les grands ports italiens, s’ajoutait au temps de la reine Victoria l’intérêt qu’elle inspirait aux négociants anglais, dont l’accès au Sahel saharien, à son ivoire, à ses acheteurs d’armes était encore malaisé en cette période de création de l’Empire britannique d’Afrique. La France, quant à elle, éveillait en Libye la méfiance : toutes ses tentatives de pénétration, fussent-elles limitées aux missions religieuses, voire à de simples expéditions géographiques ou archéologiques, étaient considérées comme autant de préludes à des entreprises coloniales. N’étendait-elle pas son emprise aux principaux pays voisins de la Libye, Egypte exceptée ? L’affaire de Ghadamès, oasis libyenne sur laquelle notre pays aurait proclamé sa souveraineté n’étaient les protestations turques soutenues par Londres, aggrava les préventions à son égard.
Enfin, le colonisateur italien, implanté dans le pays dès 1911, ne fut évidemment pas favorable à une pénétration culturelle française et s’efforça, surtout à l’époque fasciste, d’accentuer l’étanchéité de la frontière séparant la Libye de ses voisins maghrébins soumis quant à eux à notre influence.
Il ne put toutefois empêcher l’émigration en Tunisie de quelques centaines de Libyens, nationalistes pour la plupart, dont les enfants fréquentèrent naturellement nos écoles, voire nos lycées.
A l’issue de la seconde guerre mondiale, la France fut amenée à réclamer pour elle-même la tutelle du Fezzan et à défendre, contre certains projets soviétiques ou britanniques, le maintien d’une présence italienne en Tripolitaine. Cette attitude nous valut à tort ou à raison un regain du discrédit dont nous avions souffert dans ce pays et que venait d’effacer pourtant, en grande partie, notre réconciliation avec la confrérie Senoussi au Tchad et la fraternité d’armes unissant les commandos libyens aux troupes des généraux Leclerc et Koenig.
Notre présence au Fezzan fut cependant, de 1945 à 1952, l’occasion d’introduire dans cette région saharienne notre culture et notre langue. Trois ou quatre écoles primaires y furent ouvertes, qui permirent d’enseigner le français à environ cinq cents jeunes Fezzanais.
La situation privilégiée de l’anglais
Mais parallèlement, et beaucoup plus vite, se développait dans le pays l’influence de l’anglais, langue dont l’administration de tutelle rendit l’usage courant et dont la situation privilégiée fut confirmée quand, en 1962, soit dix ans après la proclamation de la souveraineté libyenne, les compagnies pétrolières américaines commencèrent, grâce à leurs fabuleuses découvertes, à drainer vers elles l’essentiel de l’activité économique du pays. Le Fezzan, dépeuplé par l’agonie du commerce caravanier et par l’attirance des villes côtières, ressembla de plus en plus à un îlot résiduel où l’usage du français, que rien n’encourageait plus, devenait un simple vestige.
Il restait cependant à l’action culturelle française un certain nombre d’atouts qui ne furent pas négligés. En quittant leur région d’origine pour Tripoli ou Benghazi, les Fezzanais allaient en effet y accroître le nombre des Libyens francophones, dont certains venaient de regagner leur pays après un long exil en Tunisie. Ces derniers, que l’on peut évaluer à environ deux milliers sur une population totale d’environ un million et demi d’habitants, contribuèrent à former, aux côtés des Tunisiens, des Libanais, des Marocains et plus généralement des quelques étrangers éprouvant quelque intérêt pour notre pays, la clientèle de notre Centre culturel de Tripoli. Celui-ci distribue ainsi, depuis 1955, une moyenne annuelle de trois mille cinq cents livres à titre de prêt, et ouvre chaque automne des cours de langue française, où deux ou trois cents élèves s’initient à notre langue ou s’y perfectionnent. Par ailleurs, était créée, en 1956 à Tripoli, l’Ecole primaire franco-libyenne. Ses effectifs ont progressé de soixante-dix-huit élèves lors de sa création, à 349 cette année. Les enfants libyens et français y sont actuellement en nombre égal, soit soixante-huit élèves, le reste de l’effectif étant constitué par des ressortissants d’autres nationalités.
En outre, et fort heureusement, l’intérêt porté à notre vie intellectuelle se manifestait également hors du vase clos des minorités. La publication en arabe d’œuvres de nos écrivains, de nos philosophes et surtout de nos juristes, éveilla le goût de notre culture, car, chose rare dans les pays du tiers monde, la langue nationale reste en Libye la voie d’accès naturelle à l’enrichissement de l’esprit. C’est ainsi que des traductions arabes consacrèrent la célébrité de Jean-Paul Sartre et de Simone de Beauvoir, périodiquement cités par la presse la plus officielle de ce pays pourtant réputé conservateur. Quant à nos études juridiques, elles suscitèrent assez d’intérêt pour qu’à la faculté de droit de Benghazi, certains cours de troisième année soient donnés en français. Notre langue, d’ailleurs enseignée comme seconde langue obligatoire dans les lycées libyens, vient en fait au troisième rang, compte tenu de la présence d’importants lycées italiens dans l’enseignement secondaire. Des quelque six mille bacheliers accédant chaque année dans ce pays à l’Université, quatre mille environ ont ainsi du français une première teinte.
Enfin, en ce pays de vieille tradition commerçante, l’apparition sur le marché de produits français de bonne qualité et de prix raisonnables accrut curieusement le prestige de notre culture. Les hommes d’affaires libyens, en effet, semblent de plus en plus persuadés du profit qu’ils peuvent retirer de séjours à Paris et de relations solides avec nos entreprises industrielles et commerciales ; aussi songent-ils à acquérir, par les méthodes les plus rapides, les notions de français qui leur font défaut et de toute manière à donner à leurs enfants un bon début d’instruction en notre langue.
Ces dernières années, l’intérêt que nous inspirons s’est exprimé en maintes occasions. Des films français de plus en plus nombreux furent projetés en version originale dans les salles libyennes, et souvent avec un succès considérable ; tel fut le cas de Paris brûle-t-il ? Une école primaire française, sous forme de classe unique, s’ouvrit à Benghazi pour répondre à la fois aux besoins de notre petite colonie de Cyrénaïque, mais aussi à la demande de familles libyennes. A Tripoli, l’école de la mission laïque française s’adjoignit, pour des raisons analogues, une classe de sixième et prit ainsi le titre de « CEG dispersé ». Enfin, et ce fut là peut-être un signe particulièrement évident, de cette évolution favorable, le gouvernement libyen a, en 1966, demandé au nôtre de mettre à sa disposition quelques professeurs de français. Cette demande fut satisfaite, et pendant l’année scolaire qui vient de s’achever douze d’entre nos compatriotes ont appliqué les méthodes directes dans les lycées des principales villes de Libye. En ce qui concerne enfin l’enseignement supérieur, un cours de français est assuré cette année à la faculté de droit par deux professeurs belges, tandis qu’une quinzaine de boursiers et de stagiaires libyens ont été envoyés en France, où, après six mois de préparation linguistique accélérée, ils s’initient à diverses disciplines, telles que l’administration publique, la chimie, l’art dramatique, l’électronique, les lettres pures. La faculté libyenne de pédagogie forme en outre, à Tripoli, une vingtaine de futurs professeurs de français placés sous l’autorité d’une de nos compatriotes, universitaire détachée dans ce pays sous l’égide de l’Unesco. Douze d’entre ces étudiants ont été accueillis l’an dernier à la Maison des jeunes de Saint-Malo, pendant un mois.
Cent cinquante nouveaux postes de professeurs
Tellle était donc la situation pendant l’hiver dernier, quand le mouvement qui portait les Libyens vers la France a paru s’accélérer. Est-ce parce que l’amitié portée à notre pays pour des motifs d’ordre politique a fait prendre conscience de toutes les raisons que la Libye pouvait avoir de s’ouvrir à notre culture ? Les autorités de ce pays ont, en tout cas, décidé que dès la prochaine rentrée l’étude de notre langue, qui ne commençait jusqu’ici qu’en troisième année du cycle secondaire, serait obligatoire à partir de la sixième. L’anglais, certes, sera enseigné au cours des dernières années du cycle primaire, mais le français semble en passe de prendre la seconde place.
Désireux en outre de développer la coopération amorcée cette année avec notre pays, le ministère libyen de l’enseignement souhaite notre aide pour créer cent cinquante nouveaux postes de professeurs de français. Déjà, une centaine de candidatures lui ont été soumises par la direction générale des affaires culturelles du ministère des affaires étrangères. Il est prévu, par ailleurs, en accord avec les autorités du pays, d’ouvrir chaque année un nombre de plus en plus important de classes secondaires à l’école franco-libyenne, de manière à la transformer rapidement en un véritable CEG, puis en un lycée mixte dont l’administration et les cours resteraient placés sous la responsabilité de la mission laïque.
La culture française semble donc en net progrès en Libye. Son avenir dépend en grande partie des aperçus qu’elle saura donner d’elle-même à ceux qui n’y sont pas encore initiés. Là s’impose peut-être de notre part une meilleure utilisation de l’arabe. Les traductions d’œuvres françaises en cette langue sont assez nombreuses, mais nous gagnerions certainement à les voir se multiplier dans les librairies de Tripoli et de Benghazi. La Revue arabe de Paris, excellente publication, suspendue hélas vers 1964, connaîtrait ici un succès certain. Nombreux sont d’ailleurs les Libyens cultivés qui souhaitent qu’elle puisse revoir le jour. Les émissions de l’ORTF en arabe, rares et difficilement captées, mériteraient d’être développées. Il serait urgent enfin que l’agence France-Presse se mette promptement en mesure d’émettre en cette langue à l’intention des pays qui, telle la Libye, sont intéressés par l’importante source d’information que constitue notre agence de presse.
Si l’histoire récente de ce pays montre que le rayonnement d’une civilisation étrangère peut être retardé ou favorisé par des circonstances économiques ou politiques, une réflexion sur la situation présente nous fait toucher du doigt l’un des éléments les plus décisifs de toute action culturelle, et qui est l’échange. Dans la mesure où la France saura donc suffisamment s’initier à la culture arabe pour pouvoir présenter d’elle-même à des pays tels que la Libye une image plus familière, l’intérêt qui nous sera porté s’y développera d’autant plus vite.
Pierre Lafrance
القذافي
القذافي ( Kadhafi )
نشر الكتاب عام 2021 ، 506 صفحة ، المؤلف Vincent Hugeux فينسينت هوجو ـ يكتب في التوطئة : ” الحقائق ، الأفعال ، الأطروحات ، الخطب ، الكتابات ، الأهواء ، التخيلات ، الحسابات ، التحولات ، التي تمت غربلتها من خلال الأرشيف ، وأيضاً شهادات من الذين أحبوا أو كرهوا العقيد الناري ، سلسلة من المفارقات المذهلة.
بعد مرور عشر سنوات على مقتله ، لا يزال معمر القذافي يثير الجدل ، فيسحر البعض ويثير اشمئزاز البعض الآخر ، من مولده الغامض إلى وفاته على طريقة دانتي ، هذه قصة صعود وسقوط أبن راعي بدوي مفتون بالزعيم المصري ناصر ، أصبح بدوره نبيًا عربيًا ، ومؤسس ” نظرية عالمية” إسلامية اشتراكية ، و” ملك ملوك أفريقيا”.
" كان بقاء القذافي حيًا لغزًا. أما وفاته فلا تزال لغزًا ". في 20 أكتوبر 2011، توفي القذافي في ظروف وحشية. يقول فينسنت هوجو، وهو مراسل بارز في صحيفة "ليكسبريس": " إن هذا الأخير لا يؤمن بثورة 2011 ، ويظن أن شعبه يحبه ". ورغم إسرافه ، تمكن من السيطرة على بلد مجزأ بشدة بقبضة من حديد لمدة 42 عاما.
صورة كاملة يرسمها قلم استثنائي لأحد أكثر الشخصيات إرباكًا وإثارة للجدل في القرن الماضي.
تتطلع الجمعية لترجمة الكتاب الى العربية بالتعاون مع وزارة الثقافة والتنمية المعرفية طرابلس
الدولة والقبيلة في العالم العربي
( État et tribu dans le monde arabe, deux systèmes pour une seule société )
" الدولة والقبيلة في العالم العربي " تأليف الدكتور ، زيدان محمد ، من إصدارات دار لارماتان عام 2007 ، 400 صفحة ، يتناول الكتاب آلية السلطة في المجتمعات العربية المعاصرة ، دون إغفال دور الدين الذي يشكّل مع القبيلة والدولة أقطاب التأثير الثلاثة داخل المجتمع ، دراسة تسلط الضوء على العلاقة بين القطبين الأخيرين من خلال اعتبارها أحد العوامل المفسرة للوضع الراهن للمجتمعات العربية. ويبدو أن هناك نظامين محتملين : إما أن تكون الدولة قبلية ، أو أن تكون القبيلة قومية.
ولفهم العلاقة بين القبيلة والدولة في العالم العربي، يتبنى هذا العمل مقاربة اجتماعية سياسية للمجتمع العربي قبل أن يقوم بدراسة القبيلة كظاهرة طبيعية والدولة كظاهرة مستوردة - وذلك لكي يتمكن من تحليل العناصر المبتكرة أو المتكررة في العلاقة بين الدولة والقبيلة على المستويات السياسية والاقتصادية والاجتماعية والثقافية - وينتهي بدراسة فرضيتين محتملتين : إضفاء الصبغة القبلية على الدولة ، أو تأميم القبيلة.
تتطلع الجمعية لترجمة الكتاب الى العربية بالتعاون مع وزارة الثقافة والتنمية المعرفية طرابلس
في قلب ليبيا القذافي
( Au cœur de la Libye de Kadhafi )
الكاتب باتريك حاييم زاده ، Patrick HAIMZADEH ، في التوطئة : ماذا نعرف حقا عن ليبيا ؟ ما الذي يكمن وراء شخصية العقيد القذافي الغريبة الأطوار والمصابة بجنون العظمة ؟ في محاولة لفهم جذور الحرب الأهلية وقضاياها بشكل أفضل ، وكيف استطاع هذا النظام الصمود لأكثر من أربعين عامًا ، يقدم لنا باتريك حايم زاده ، أحد أبرز الخبراء في الشأن الليبي ، صورة واضحة وشاملة عن هذا البلد.
يتناول الكتاب ايضا التاريخ ، من الفتوحات الفينيقية إلى ليبيا الحالية ، بما في ذلك الاحتلال الإيطالي ، كما يتناول الجغرافيا البشرية ، حيث نتعلم أن هذه المنطقة كانت دائمًا بمثابة واجهة بين المغرب والمشرق ، وكذلك الثقافة.
يستند هذا العمل إلى العديد من المقابلات التي أجريت في السنوات الأخيرة مع ليبيين من مختلف مناحي الحياة ، فضلاً عن العمل الميداني والثقة المكتسبة من خلال الصداقات المستمرة.
لذلك يدعونا المؤلف إلى رحلة أدبية وجسدية تتضمن عديد اللقاءات الميدانية.
ليبيا هي قبل كل شيء شعب غالبيته العظمى ليس لديها أي طموح آخر سوى العيش بكرامة وسلام .
تتطلع الجمعية لترجمة الكتاب بالتعاون مع وزارة الثقافة والتنمية المعرفي
الأحد، 6 أبريل 2025
مناشدة
مناشدة عضو الجمعية ، مواطن ليبي يتوخى منا عرض قضيته بالتزامن مع مجريات محاكمة الرئيس الفرنسي ” ساركوزي ، واننا اذ نامل ان نكون جسر التواصل بين الشعبين لجسر هوة الماضي ، ترأى لنا منحه فرصة عرض قضيته التي هي قضية زملائه ايضا ، عبر موقعنا ، عسى ان تصل رسالته الى من يهمه الامر :
Notre seul délit résidait dans le fait que nous écrivions sous des pseudonymes des articles tabous dans une perspective purement sécuritaire qui dominait d’ailleurs toute réflexion du dispositif de sécurité strict du régime de Kadhafi, des articles exprimaient nos préoccupations et partagient plus ou moins celles de nos concitoyens. Malgré la vigilance et la prévoyance que nous prenions pour envoyer ces articles en coulisses pour qu’ils soient publier dans des journaux numérique d’opposition libyennes à l’étranger bien entendu. Lors d’une nuit obscure d’une noire absolue, nous nous sommes retrouvés derrière les barreaux des prisons de Kadhafi et c’est ainsi que tout a commencé, séances d’enquête, tortures et d’autres traitements cruels inhumains et dégradants de conditions pénitentiaires. Nous remercions Dieu aujourd’hui encore que certains d’entre nous soient encore en vie pour témoigner et raconter les particularités et les circonstances de cette épreuve douloureuse. Cependant, la perte est énorme étant donné que beaucoup d’entre nous dont je fais parti ne peuvent depuis marcher sans béquille où les os ne supportent plus le poids du corps, comme le témoigne mon livre ( Une larme et un espoir) que j’ai rédigé récemment pour retracer mon parcours de souffrance et évoquer mes traitements contre le cancer. Écrire ces témoignage n’a pour objectif que de garantir la matérialité de cause et de résultat pour garder cet événement comme bien d’autres dans la mémoire collective pour qu’elle puisse avoir la faculté d’enregistrer les informations et de les conserver ce qui permettra de représenter le passé d’une société qui naviguait entre les aventures singlantes de ce régime singulier. De longs soupirs s’échappent des profondeurs de la poitrine, une tentative de dépoussiérage de nos rêves qui nous possédaient et qui nous hantent encore aujourd’hui. Oh, qu’est ce que les chaînes sont lourdes, nous le disons avec un ton suscitant la tristesse de l’âme accompagné d’un regard maussade perdu dans l’horizon bleu. Les années ont passée et les visages ont changé, mais les mêmes questions persistent et se posent toujours en attendant des réponses claires, nettes et précise : – Avons nous le droit de savoir qu’est-ce qui s’est passé et qui en était le responsable ? – Dans quelle mesure la France de Sarkozy a-t-elle été impliquée dans ce massacre, étant donné qu’elle a fournie le matériel et les appareils d’écoute que le régime a utilisés pour nous identifier et ensuite nous arrêter un par un ? – L’administration Sarkozy a-t-elle réellement été poursuivie pour sa participation, ou plutôt sa contribution directe à ce crime en fournissant du matériel d’espionnage et en le faisant exploiter par des techniciens français ? Il est désormais clair et sans aucun doute le rôle de la société française Amesys, qui a présentée ces militants politiques pacifique sur un plateau d’or à leur bourreau. En 2008, la société Amesys a expédiée tout un système d’espionnage ( Eagle) en Libye accompagné de ses ingénieurs pour la mise en place et l’exploitation pour s’assurer le bon fonctionnement de système de contrôle. Sarkozy lui même a déclaré dans un communiqué en 2007 qu’il pouvait témoigner la collaboration très étroite entre les agences françaises et libyennes pendant les quatre années de son mandat en tant que ministre de l’intérieur. L’écrivain et journaliste Joseph Keyrouz a accentué ce sens dans un article publié le 10 octobre 2011 intitulé ( Sarkozy – Kadhafi, le chasseur et la proie) révélant l’étendue de l’étroite coopération sécuritaire entre les deux hommes, il dit ( … Dès qu’il est revenu à nouveau au ministère de l’Intérieur, en mai 2005, Sarkozy décide de contacter le régime libyen profitant de la sortie de Kadhafi d’un long siège international. Beaucoup ont essayé de le dissuader de prendre le risque de se lier à un colonel lunatique et excentrique qui décide une chose le matin et il adapte son contraire le soir, ses services de renseignements étaient impliqués dans le bombardement de l’avion UTA qui a fait 170 morts dont la plupart de nationalité française en 1989. Mais le locataire de l’Elysée de l’époque avait déjà décidé à procéder dans cette direction, non par conviction que le comportement du colonel avait changé mais plutôt par certitude que ce dernier ne pourrait plus jamais ni reprendre ses anciennes habitudes ni sa capacité à répéter ce qu’il avait fait au fil des ans en finançant des mouvements terroristes partout dans le monde, bombardant des avions civils et stockant des armes de destruction massive. À partir de 2003, Kadhafi est devenu un chat sans greffes, après avoir été pris en flagrant délit en train d’essayer de mettre en place un projet des armes nucléaires avec l’aide précieuse du parrain pakistanais Abdul Qadeer Khan. Pour le Raïs, il n’y a rien de mal à en profiter de cette situation pour annoncer publiquement son repentir et ainsi il aurait accompli la moitié du chemin vers de nouvelles relations construites sur des bases différentes. Cela a décidément encouragé Sarkozy de poursuivre son amitié avec le guide de la révolution estimant qu’il était en retard de formuler son projet futur avec ce pays d’Afrique du Nord devenu l’eldorado de dirigeants occidentaux, voici Tony Blair lui rendant visite en 2003 sous sa tente bédouine, assis ensemble sur des chaises en plastique blanc pour négocier le casier judiciaire noir du colonel qui consiste à ouvrir l’un des dossiers les plus tragique lié à l’avion américain Pan Am abattu au-dessus du village écossais de Lockerbie, qui a tué plus de 270 personnes, dont la plupart étaient des citoyens américains. Suivi par le premier ministre italien Silvio Berlusconi qui offrait des services de toutes sortes. Pour rattraper son retard, Sarkozy a décidé qu’il fallait contacter Kadhafi immédiatement, Alors, par l’intermédiaire d’un marchand d’arme franco libanais Ziad Takieddine que les choses ont commencé. Après ces premiers liaisons, Sarkozy s’est rapidement rendu à Tripoli pour donner suite aux préparations entamée par le sulfureux Takieddine qui va avoir un rôle très important dans les négociations ainsi que dans les poursuite judiciaires à l’encontre de Nicolas Sarkozy. Ce n’était qu’une question de temps avant que le directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur de l’époque, Claude Guéant ne reçoive une délégation officielle libyenne pour coopérer dans toutes les domaines de la sécurité selon le récit officiel. De toute façon, on le sait aujourd’hui, grâce au Monde que le DST avait demandé GEOS, une société française spécialisée dans la formation des forces spatiale de sécurité, à l’issue de cette demande GEOS entreprendre la réhabilitation des forces spéciales libyennes à partir de 2005. Fin 2009, Claude Guéant, admettaait dans une interview au Nouvel Observateur qu’il a rencontré deux ou trois reprises dans les bureaux du ministère de l’Intérieur, Mussa Kussa, le chef des services de renseignement libyens à l’époque et le responsable chargé à traquer les opposants au régime. En marge de cette complicité, des accords économiques ont été conclus entre les deux parties, M. Gyan a recommandé la vente du matériel d’écoute téléphonique, la société française Amesis s’est empressée de répondre à la demande de cabinet du ministre de l’intérieur, pas de surprise, Takieddine remporte ce marché en échange de l’organisation d’une visite pour Gyan à la Jamahiryia du colonel. 8 avril 2018. Mediapart a révèlé que Sarkozy a servi les intérêts de Kadhafi entre 2005 et 2011, notamment dans les domaines, fourniture au régime libyen un programme d’espionnage numérique qui permet l’interceptant et la surveillance des courriers électroniques suite aux négociations négociations entre Ziad Takieddine et Abdullah al-Senussi ( chef en devenir des renseignements de Kadhafi et son gendre et la personne condamnée par la justice française comme étant directement responsable du bombardement de l’avion français UTA au-dessus du désert du Niger en 1988) d’un côté et le cabinet du ministre de l’Intérieur et la société Amesys de l’autre. Des organisations non gouvernementales ont confirmé la torture et la souffrance de dissidents libyens comme Human Rights Watch qui a découvert aussi des preuves de coopération entre la France et le régime libyen, dans le bureau de Al-Sanusi. Dans cette perspective, Sarkozy est accusé de torture, enfermement, humiliations et toute sorte de souffrance que nous avons subis …!! À Tripoli, le 29 août 2011, des journalistes du Wall Street Journal sont entrés dans le bâtiment où le régime libyen surveille les communications. Ils ont trouvé des preuves rédigé en anglais et portant le logo de la société française Amesys mentionnée ci-dessus. En 2011, le Wall Street Journal a révélé comment Amesys avait installé un système complet de surveillance électronique pour permettre au régime dictateur d’identifier et de cibler les militants et opposants politiques libyens. En 2013, la fédération LDH a porté plainte devant la justice civile française par cinq victimes libyennes au nom de leurs collègues accusant cette entreprise de signalé leurs communications, en conséquent ils ont été arrêtés et torturés. À ce jour, personne n’a été accusé ou condamné de complicité par l’unité spéciale française de la poursuite des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre, chargé d’enquêter dans ce dossier. Nous demandons le soutien des organisations et associations de défense des droits de l’homme en Libye et en France. Ainsi, nous exhortons les tribunaux français à accélérer ses enquêtes judiciaires et prendre des mesures concrètes pour répondre aux aspirations des victimes et d’appliquer la justice tant attendue. Face aux mâchoires féroces des tenailles, nous avons dénoncé et exposé la brutalité et la tyrannie du régime et nous avons été la fenêtre de la Libye sur le monde extérieur. Malheureusement, nous sommes encore aujourd’hui dans un tunnel sombre en attente d’une lueur d’espoir au bout, espérance de trouver un appui de soulagement psychologique et physique qui guérira les blessures d’un passé en cours, avec lequel nous avancerons vers un avenir pâle. Qui peut se porter volontaire pour nous défendre ? Dr,
Abdul Kader Al-Fitouri
– Libye 2025
من يمكنه الدفاع عنا ؟
كل ما هناك اننا كنا نكتب مقالات تنبض بهموم الوطن وباسم مستعار ، ننشرها من وراء الاستار عبر فضاء الانترنت ، تتلقفها صحف ليبية معارضة تصدر بالخارج ، وفي ليلة مظلمة حالكة السواد ، وجدنا انفسنا خلف قضبان سجون القذافي ، لتبدأ جلسات التحقيق والعذاب ، اليوم نحمد الله ان بعضا منا كتبت له الحياة ليروي تفاصيل تلك المحنة ، لكن الخسارة جسيمة ، بعضنا لا يقوى على السير دون عكاز ، وصارت العظام تنوء بحمل الجسد .. انا اولهم .. ولي كتاب يروي قصة القضبان .. ولم اتقدم يوما لطلب تعويض ، وما ترتب عليه ، في كتابي مؤخرا ” دمعة .. وامل ” يروي رحلتي العلاجية مع ورم السرطان .
تتزاحم تنهدات طويلة تخرج من اعماق الصدر ، نريد نفض الغبار عن احلام طالما راودتنا ، ألا ما اثقل الاغلال ، نقولها بنبرة تثير في النفس احزان موغلة في الالم ، ونظرة واجمة تائهة في الفضاء الازرق .
مضت سنوات على تلك المحنة ، لكن من حقنا ان نعرف من كان المسئول الاول عن ما جرى ؟ .. انه في الحقيقة : فرنسا ..!! هل هذا يكفي ؟ .. اليس من حقنا مقاضاة فرنسا والرئيس الفرنسي السابق ” نيكولاي ساركوزي ” بسبب تعاونه الغير مشرف مع القذافي ، عن كل مل لحق بنا من الآم ، وما كابدنا من معاناة السجون ؟
الآن تبين بما لا مجال للشك ، دور شركة Amesys الفرنسية التي قدمت النشطاء السياسيين على طبق لجلادهم ، ففي عام 2008 شحنت نظام تجسس Eagle ” ” الي ليبيا وأرسلت مهندسيها لمهام أعمال التشغيل والرقابة ، ساركوزي نفسه يقول في تصريح له في ديسمبر 2007 م ” أستطيع أن أشهد على التعاون بين الأجهزة الفرنسية والأجهزة الليبية خلال السنوات الأربع التي كنت فيها وزيراً للداخلية ” ، الكاتب والصحفي ” جوزيف كيروز ” . يؤكد على هذا المعنى في مقالة له بعنوان : ( ساركوزي – القذافي : الصيّاد والطريدة ) بتاريخ 2011/10/ 10 .. ويكشف حجم التعاون الامني الوثيق بين الرجلين . يقول : ” وفور عودته ثانيةً الى وزارة الداخلية ، في مايو 2005 ، قرّر ساركوزي أن يتصل بالنظام الليبي مستفيداً من خروج القذافي من حصار دولي طويل . كثيرون حاولوا أن يثنوه عن المغامرة بصداقة مع عقيد متقلّب المزاج وغريب الأطوار ، يقرّر أمراً في الصباح ويعدل الى نقيضه في المساء ، مخابراته متورطة بتفجير طائرة ” أو ت أ ” التي أودت بحياة مئة وسبعين إنساناً 1989م ، إلاّ أنّ ساركوزي كان قد حسم أمره في اتجاه علاقات وطيدة ، ليس لأنه اقتنع بتغيير في سلوك العقيد ، وإنما ليقينه من انعدام قدرته على معاودة ما سبق أن فعله طوال سنوات من تمويل الحركات الإرهابية حول العالم وتفجير الطائرات المدنية وتكديس أسلحة الدمار الشامل ، لقد بات منذ اواخر 2003 م ، على أثر ضبطه بالجرم المشهود ، أي محاولة إقامة مشروع نووي بمساعدة الباكستاني عبد القادر خان ، قطّاً بلا مخالب . فلا بأس إذاً من انتهاز فرصة إعلان توبته أمام الجميع لملاقاته في منتصف الطريق . ولعلّ ما شجّع ساركوزي على المضي في عقد صداقة مع القذافي شعوره بأنه تأخّر قليلاً في صياغة مشروعه المستقبلي مع العقيد . فها هو طوني بلير يسبق الجميع ويزوره في خيمته في مارس 2004 ، ماحياً جريمة لوكربي (1988م ) من سجل العقيد الأسود. وتبعه برلوسكوني عارضاً خدماته على أنواعها .
كفى تضييعاً للوقت. لا بدّ من الاتصال فوراً بالقذافي ، فأُرسل زياد تقي الدين ، رجل الأعمال ” الفرنسي – اللبناني ” ، كما تطلق عليه الصحافة الفرنسية ، على وجه السرعة الى طرابلس للوقوف على طلبات الزعيم الليبي . ولم تمضِ أيام معدودة حتى كان مدير مكتب وزير الداخلية ، كلود غيان ، في ذلك الحين ، يستقبل مبعوثين رسميين ليبيين . أما غرضهم ، بحسب التقارير الرسمية ، فكان التعاون الجاد في جميع ميادين الأمن .. وعلى أي حال ، بتنا نعلم اليوم ، بفضل ” لوموند ” أنّ جهاز ” دي إس تي ” طلب من ” جيوس ” ، الشركة الفرنسية المتخصصة في تدريب عناصر أمنية ، أن تتولى تأهيل ” القوّات الخاصة الليبية ” منذ عام 2005 . وفي نهاية 2009 ، أقرّ كلود غيان ، في مقابلة مع ” لو نوفيل أوبسرفاتور” ، بأنه التقى مرتين أو ثلاث في مكاتب وزارة الداخلية ” موسى كوسا ” ، المسئول عن المخابرات الليبية في ذلك الوقت . هذا في حين تقوم مخابرات القذافي بمساعدة أجهزة غيان .. بمطاردة معارضي النظام الليبي وزجّهم في أقبية التعذيب الجهنمية . وعلى هامش هذا التعاون الأمني الوثيق بين الفرنسيين والليبيين ، ازدهرت الصفقات المالية بين الطرفين ، إذ أوصى السيد غيان ببيع الليبيين معدّات تنصّت على المكالمات الهاتفية . فسارعت شركة ” أميزيس ” الفرنسية لتلبية طلب مدير مكتب الوزير . وظفر السيد تقي الدين بهذه الصفقة مقابل ترتيب زيارة لـ ” غيان ” إلى بلاد العقيد ) .
ابريل 2018 .. كشف موقع ” ميديا بارت ” الفرنسي ، مرة اخرى عن العلاقات الحميمة التي سادت بين القذافي وساركوزي . وقال الموقع : ” إنّ ساركوزي خَدَمَ مصالح القذافي ما بين عامي 2005 و2011 ، ملخِّصاً هذه الخدمات في خمسة مجالات . اولها : ” تزويد نظام القذافي ببرنامج تجسس رقمي ، سمح باعتراض الرسائل الإلكترونية ومراقبتها واعتقال أصحابها ” .. وهنا تحدّث الموقع عن مفاوضات زياد تقي الدين ، ممثلاً لعبد الله السنوسي ( مدير استخبارات القذافي وصهره ) ، سنة 2007 ، مع مكتب وزير الداخلية الفرنسي وشركة ” أميسيس ” ، حول شراء أجهزة حرب رقمية لصالح ليبيا ، وتتضمّن أجهزة تجسّس على كل فضاء الإنترنت في البلاد .. وأكّد الموقع أن برنامج التجسس الرقمي ” إيغل ” هو الذي ” سمح للعقيد الليبي باعتراض الرسائل الإلكترونية ، ثمّ مراقبتها واعتقال أصحابها ، وأيضاً تعذيب المنشقين .. وهذه الحقائق أكدتها منظمات غير حكومية ، مثل هيومان رايتس واتش ، التي اكتشفت أدلة على التعاون بين فرنسا والنظام الليبي ، في مكتب السنوسي “.
ساركوزي المتهم فيما لحق بنا من تعذيب وإهانة وحجر وتنكيل ، من كان يقوم بالتشغيل هم فرنسيين من داخل مقر الامن الخارجي الليبي ، وعندما تم تحرير طرابلس ، في 29 أغسطس 2011 ، دخل صحفيون من صحيفة ” وول ستريت جورنال ” المبنى الذي يراقب فيه النظام الليبي الاتصالات . وقد عثروا على أدلة مكتوبة باللغة الإنجليزية تحمل شعار ” اميس Amesys ” .
وفي عام 2011 ، كشفت صحيفة وول ستريت جورنال كيف أن شركة أميسي قامت بتركيب نظام مراقبة إلكتروني شامل مكن نظام القذافي من تحديد واستهداف النشطاء الليبيين والمعارضين السياسيين . وفي يناير 2013 ، ساعدت كل من الفيدرالية الدولية و LDH في رفع دعوى مدنية في فرنسا وتقديم شهادتهما أمام المحاكم الفرنسية ، خمسة ضحايا ليبيين تقدموا بالشكوى نيابة عن زملائهم يتهمون الشركة بالإبلاغ عن اتصالاتهم عبر الإنترنت وقد وتعرضوا للاعتقال والتعذيب . وحتى الآن ، لم يُتهم أحد بالتواطؤ مع التعذيب من قبل الوحدة الفرنسية المتخصصة في الملاحقة القضائية للجرائم ضد الإنسانية وجرائم الحرب ، المسؤولة عن التحقيق في القضية.
نأمل ان نجد لدى الجمعية الليبية الفرنسية ، باعتبارها حلقة وصل بين الشعبين ، مساندة لجهودنا ، وحث المنظمات الحقوقية المؤيدة لمطلبنا ، وحث المحاكم الفرنسية على تسريع تحقيقاتها القضائية واتخاذ خطوات ملموسة لتلبية حاجة الضحايا الليبيين إلى العدالة. وانه حان الوقت للقيام بكل ما من شأنه اتمام مرحلة التحقيق بأسرع وقت ممكن.
اطبق الصمت ، خاطرنا بأرواحنا ومصير اسرنا من بين فكي الكماشة الشرسة ، فضحنا ترهات النظام وألاعيبه ، وكنا نافدة ليبيا على العالم الخارجي ، وبالكلمة المكتوبة من وراء الاستار انجزنا الكثير ، واضطر النظام في كثير من المواقف الى مراجعة ما يفعل ، وانه ملزم بالنظر في احتياجات الناس ، حدث ما حدث ، لننتهي الى ما نحن عليه اليوم ، نفق مظلم وننتظر بصيص نور في اخر النفق ، مرة مرارة العلقم ، وكأن كل شيء تحطم في لحظة عابرة ، والفكر في مقاضاة فرنسا ساركوزي ، علنا نجد الطريق لرد الاعتبار ، او على الاقل العلاج على حساب فرنسا ، ولكن من يمكنه التطوع للدفاع عنا ؟ .. نتأمل مؤازرتكم
تقبلوا وافر التقدير .. والامتنان
عبدالقادر الفيتوري
الزيغن فزان ليبيا 2025



